samedi 31 décembre 2011

 Je suis membre de l'association :
"les amis de Canopée" 
conservatoire d'aéronefs




Je ne suis pas le seul à réaliser des modèles réduits... Un de mes amis corse est un adepte également, n'hésitez pas à lui rendre une petite visite en cliquant sur ce lien... http://uss-prizuttu.blogspot.com D'autres amis ont aussi des blogs de modélisme ; si le voyage vous tente : Christophe est au : http://passionmaquette.canalblog.com/



Dernières nouvelles :



Le diorama du bombardier B17 perdu dans la jungle (voir dans messages plus anciens)


a reçu le premier prix de sa catégorie au salon d'Argentan début avril...













dimanche 6 novembre 2011

Canada, retour de chasse...




Pour mettre en scène mon DHC-3 OTTER, j'ai imaginé un retour de chasse à l'arc au canada. cela correspond à une de mes autres passions (je suis chasseur à l'arc) et la matérialisation d'un rêve (aller, un jour chasser avec mon arc au Canada). Cette scène comprendra l'avion sur une partie de lac, les chasseurs chargent leur matériel avant de décoller pour rejoindre la civilisation, laissant là un ami et sa Jeep...

Première partie :
Construction de la Jeep.




Montage du chassis :

La maquette de la jeep Willys (*) est une militaire de l'US Army, de la marque Tamiya et se monte sans problème, un vrai bonheur.




(*) Saviez-vous que le concepteur de la Jeep n'est pas Mr Willys mais un petit constructeur américain du nom de Bantam? Mais devant les besoins énormes en véhicules, l'US Army fera produire la Jeep par Willys et Ford. Plus de 600 000 exemplaires sortiront d'usine jusqu'en 1945.

Montage de la caisse :

La jeep "civile" (presque) terminée, (il manque les immatriculations).



Seconde partie :

modifications des figurines...
Mes figurines sont de la marque Preiser et prépeintes. Initialement elles représentent des camionneurs, rien à voir avec des chasseurs me direz-vous. J'ai décidé de modifier la peinture un peu trop industrielle à mon goût, en refaisant les visages (les yeux n'étaient pas peints pas exemple) et en repeignant les vêtements.

J'ai procédé au camouflage systématique du "marcel" d'un des personnages, de la salopette d'un autre et de la veste d'un troisième.Le personnage en combinaison orange reste tel quel, j'ai décidé que c'était le mécanicien de l'avion et qu'il ne chassait pas. Sur un des personnages (absent de la photo) j'ai totalement fait disparaître la salopette, transformée en pantalon. Bien entendu, les couleurs claires des vêtements ont été changées.

Fabrication des accessoires :
J'ai décidé de fabriquer trois types d'arcs de chasse :


Un semi recurve taillé dans du bois...




Un Long-Bow, également sorti d'un morceau de bois :

Trois Compound (arc à poulies) , fabriqués en carte plastique :


Ici je travaille dans le petit format, en effet, je me suis basé sur mon arc de chasse personel qui mesure 110 cm de long, les répliques doivent donc mesurer 2,3cm (nous sommes au 1/48).



Découpage de la poignée d'arc et des branches, évidement de la gorge pour la fixation de la poulie... collage de la première branche (cyano).





Fabrication du carquois d'arc à l'identique du réel...


Fixation du carquois sur l'arc, installation des poulies, de la corde (fil de cuivre) et de la glissière de corde (tige perpendiculaire à l'arc).


Mise en peinture :
Les flèches :


Après avoir longuement réfléchi sur le matériau à choisir : bois ? J'ai essayé de tailler des flèches dans du bois ; c'est faisable mais extrêmement long... Corde à piano ? Le diamètre de la plus fine des cordes à piano est trop gros pour l'échelle... Fil de cuivre ? Ce n'est pas assez rigide et au diamètre désiré, c'est encore plus mou...

Finalement j'ai opté pour le plastique étiré. prenez un morceau de tige de grappe de pièces de maquette, mettez-y le feu (attention, les vapeurs dégagées sont toxiques) éteingnez le feu et étirez le plastique encore mou à l'aide d'une pince à épiler. avec un peu d'habitude, vous arrivez à obtenir des tiges régulières et à l'échelle. Il suffit de les couper à la bonne longueur et d'y coller les empennages (ici découpés dans du papier photo) :
Les flèches sont ensuite peintes, à l'identique de mes flèches de chasse, soit l'empennage et le premier tiers du fut en jaune, le reste du fut étant initialement marron jusqu'à la pointe.
les arcs sont terminés, peinture sèche et flèches placées dans le carquois d'arc...

A gauche l'arc pour droitier, à droite l'arc pour gaucher, c'est tout simple...

Une figurine portant (provisoirement) un arc compound...


Pour vous donner une idée de la taille des arcs :


Bien entendu, ce genre de carquois peut également se fixer sur un semi recurve, mais ce n'est guère courant. Lorsque l'on chasse avec ce type d'arc ou un Long-Bow, il est d'usage de porter un carquois de dos. j'en ai sculpté un dans un tourillon de bois :
Mise en place sur le dos d'une figurine qui rangera son long-Bow dans l'avion :




Le décors : 
Comme il s'agit d'un hydravion, j'ai l'intention de le présenter amarré à un ponton , flottant sur une partie de lac. La base du décors sera en polystyrène, le lac  creusé sur un côté, dans l'épaisseur...
Préparation de la base du lac :
La partie creusée au cutter est comblée de divers morceaux pour former le relief du fond, puis enduite de colle pour polystyrène de façon à étanchéifier le fond qui ne doit pas être en contact avec la résine d'inclusion que je vais utiliser pour faire l'eau. La résine dissout le polystyrène.


Une fois les herbes plantées dans la colle (poils de balais peints en vert te marron, j'ai commencé à peindre le fond de différentes teintes : vert, marron, jaune...

Une fois la peinture terminée, j'ai ajouté de la terre moulue et des feuilles mortes (graines de bouleau) que j'ai collées avant de vernir l'ensemble au vernis mat, toujours dans un but d’étanchéité... Les premiers éléments du ponton ont été également posés et vernis, une première bande d'herbe a été collée, et recouverte de terre moulue, collée également afin d'isoler parfaitement le support, la résine devrait monter jusqu'au bord...

 


ici, la mise en place des restes d'une barque coulée, réalisée à l'aide de copeaux de bois et de tiges plastiques sculptées. Un saumon a été également positionné comme s'il mangeait quelque chose sur les feuilles (au centre droit de la photo) les saumons sont réalisés en stirodur, chaque face recouverte d'un profil de saumon découpé dans une photo réduite à l'échelle. Le dos et le ventre de l'animal est peint. Il y aura trois saumons dans le lac.


Mise en place du coffrage. il est composé de deux plaques de contreplaqué recouvertes de scotch marron (utilisé habituellement pour la fermeture des cartons d'emballage) ceci est très important! En effet, le scotch repousse la résine d'inclusion, l'empêchant d'adhérer sur le bois. sans cette précaution, il serait quasiment impossible de décoller les planches de la résine et je veux obtenir un effet de transparence sur certains des bords de mon diorama.


 la pose du coffrage est l'instant le plus délicat! souvenez-vous qu'il faut avant tout empêcher la résine d'entrer en contact avec le polystyrène qu'elle dissoudra obligatoirement! Il est donc impératif de d'isoler le moindre millimètre de polystyrène avec du scotch marron sous peine de voir votre décors se dissoudre.

Neuf coulées de 30cl seront nécessaires pour obtenir un lac correct, soit près de trois litres de résine (à 26,20€ le litre, tout de même! Mais je n'ai jamais dit que la résine était un produit bon marché).
A chaque coulée j'ai ajouté des "feuilles" mortes (graines de bouleau) de façon à obtenir un effet de profondeur à la fin du compte. Bien sûr, j'ai réalisé le ponton entre deux coulées de manière à pouvoir le positionner au bon moment. La difficulté lors des coulages est bien de prévoir les divers objets que l'on va mettre au fond.
Mais, pourquoi des coulées de 30cl me direz-vous? pourquoi ne pas couler un litre d'un coup? Et bien parce que la coulée se fabrique avec de la résine dans laquelle on mélange un durcisseur (c'est un pourcentage : 2% de la quantité de résine). C'est le durcisseur qui chauffe le mélange une fois coulé le produit, pour le durcir. C'est le durcisseur qui fond le polystyrène! il est donc impératif de procéder par petites coulées successives espacées de 24 h, laissant ainsi à la coulée de durcir et donc d'arrêter l'effet de chauffe avant de couler une seconde dose qui chauffera, elle aussi, mais sur la première qui fera office d'isolant. Autant vous prévenir tout de suite, ce produit donne de superbes résultats , la transparence est magnifique, mais c'est bien là son seul avantage, pour le reste, il est non seulement cher mais surtout TRES TOXIQUE, voir CANCERUGENE! On ne manipule pas de la résine sans PROTECTIONS! le port de LUNETTES, MASQUE (pour vapeurs toxiques), GANTS ADAPTES, est OBLIGATOIRE! Et je conseille en outre de travailler , si non en extérieur, du moins dans une pièce extrêmement bien ventilée! Vous êtes prévenus!

L'avion est posé dans la résine molle deux coulées avant la dernière de manière à ce que les flotteurs "plongent" correctement dans l'eau.Pour l'instant ils semblent posés simplement au dessus de la surface.

Entre deux coulées, je me suis occupé des arbres. sur des branches coupées au cimetière de ma ville (très riche en variétés), j'ai collé divers flocages et, sur certains, les fameuses feuilles (graines de bouleau)  si réalistes. Oui mais voilà, il faut beaucoup de feuilles! C'est l'automne! Ces feuilles ne s'obtiennent pas uniquement en ramassant des graines de bouleau, encore faut-il les trier pour séparer les graines elles-mêmes de leur enveloppe (en forme de mini feuille), la seule qui nous intéresse ici. Je vous promets de longues heures de patience , loupe sur le nez, pince à échardes en main, avant de remplir une épaisseur de quelques centimètres de feuilles dans un pot! (éternuer s'abstenir). J'ai donc recollé une à une, les feuilles mortes des arbres, mieux (ou pire?) le les ai repeintes aux couleurs automnales, car elles sont toutes de la même couleur marron au départ.Chaque arbre est ensuite enfoncé dans un trou pratiqué à travers une couche de pâte de boîte d’œufs qui servira de sous-bois et de sol bosselé.



Le chemin herbeux est fait avec la méthode habituelle du rouleau d'herbe pour train électrique, mais maintenant vous connaissez le système, je n'y reviendrai donc pas.


Il est maintenant temps d'enlever le coffrage!

 Quand je vous disais que la résine fondait le polystyrène! regardez le trou presque au centre!
Il va falloir cacher cela , du carton plume fera l'affaire.



 Vous pouvez admirer la transparence...


Le carton plume est découpé avant collage de façon à ce qu'on puisse voir le fond du lac


Puis il est peint en noir mat après que le sous-bois ait été terminé...


La peinture noire fait mieux ressortir l'eau du décor


Un arbre a été ajouté dans le coin de droite : 



Vue générale du diorama, il n'y a plus qu'à y mettre les accessoires : la jeep, le sanglier abattu et les chasseurs à l'arc...




Le diorama terminé












dimanche 30 octobre 2011

De Haviland DHC-3 OTTER




Ces photos du De Havilant Dhc-3 Otter ont inspiré mon diorama





Le De haviland Dch-3 Otter est, à mon avis, le plus bel hydravion canadien!


J'ai décidé d'acheter une maquette de cet appareil et, tant qu'à faire, de changer d'échelle (une fois n'est pas coutume). J'ai donc opté pour le 1/48ème une échelle qui permet d'avoir généralement une foule de détails que l'on a pas forcément avec du 1/72, bien que les choses s'améliorent maintenant, dans certaines marques pour le 1/72.



Ayant opté pour la marque Hobby Boss et commandé par internet dans un magasin du sud de la France, je fus extrêmement déçu à la réception de la boîte! imaginez : aucun détail sur le tableau de bord de l'appareil, une simple plaquette de plastique comportent queques ronds en relief pour simuler les compteurs. La demi carlingue droite était vrillée, le manche à balai bien trop épais et ne correspondant pas à celui qui équipe cette version de l'avion! Pire : le parebrise complètement opaque! je m'en suis ouvert auprès du magasin qui n'en pouvait pas grand chose, si non me proposer de me rembourser la maquette (assez chère au demeurant), ce qu'il ont fait! Mais voulant absolument monter cet appareil, j'ai renoncé au remboursement et j'ai attaqué dans le dur. J'ai commencé par refaire le poste de pilotage d'après photos réelles de l'avion.



Etape n°1 : perçage des trous pour les cadrans :






Etape n°2 : peinture de base :



Ajout du poste de radio à droite en biais (inexistant dans la maquette), peinture des bords des futurs cadrans en blanc...




Etape n°3 : les cadrans :



le fond des cadrans sera fait d'un morceau de pellicule photo noir collé à l'arrière du tableau de bord...Les aiguilles des cadrans sont peintes dans les trous, sur la pellicule photo apparente, ainsi que l'horizon artificiel. Une photo de la façade du poste de radio a été scanée et collée sur le support (à Droite en biais) Les cadrans seront ensuite emplis de Micro Kristal Klear (MKK), un produit collant qui , en séchant, durcit et devient totalement transparent (attention, produit cher : 5€ le petit flacon, mais très efficace!)



Etape n°4 : manettes des gaz!
Il n'y avait aucune manette de gaz dans la maquette, j'ai donc du en fabriquer une en scratch : un morceau de tube creux Evergreen, trois morceaux de corde à piano, les boules du dessus des manettes sont en colle cyanolate. l'ensemble est momentanément posé sur un petit support en stirodur (bleu ciel) Vous remarquerez que la MKK en séchant, donne une parfaite illusion de vitres sur les cadrans.

Voici le genre de manche à balai fourni par la marque! (pièce n°21) La poignée de pilotage, au dessus, est beaucoup trop grosse elle aussi. la pièce de droite est une porte, parfaitement inutile dans la maquette, aucune porte ne sépare le poste de pilotage de la soute dans l'avion réel. De plus dans ce type d'appareil, le manche est double, il forme un Y et comporte deux poignées







Etape 6 : manche à balai :



J'ai retaillé le manche et ajouté la branche du Y manquante (en carte plastique)Mise en place à blanc du manche à balai. la poignée de gauche a été fabriquée avec du fil d'étain pour soudure peint, celle de droite est l'originale fournie dans la boîte, je vais la refaire également...


Etape n°7, les sièges :






Les sièges sont livrés brut de fonderie, pas un coussin n'est prévu! je vous l'ai déja dit, cette maquette menque cruellement de détails, et je ne suis pas le seul à le constater sur le marché! J'ai donc taillé des coussins dans du stirodur et, après collage j'ai appliqué une première couche de noir (Humbrol mat) :




Une fois secs, je les ai recouvert d'un mélange de marron mat et de rouge brillant, pour imiter le cuir des fauteuils originaux (il faut reconnaître que toutes les possibilités sont permises pour les fauteuils, chaque appareil a des fauteuils différents, me semble-t-il, sans parler des custommisations) j'ai opté pour le cuir :


Dans certains appareils les durites oranges courrent le long du tableau de bord. Elles sont ici figurées par du fil électrique de souris d'ordinateur laissé dans sa gaine.


Etape n°8, les palonniers :


Ils sont également absents dans la maquette, je les fais en fil de fer et carte plastique :
A droite, ils sont matérialisés per des tiges métalliqus, seuls les palonniers de gauche ont des semelles métalliques (comme dans l'original)


Etape n°9 : finitions...


Ajoût d'une plaque de carte plastique derrière les palonniers (elle manque aussi dans la maquette)



Fin de mise en place de la gaine, positionnement à blanc des sièges qu'il va falloir modifier avant installation dans le fuselage, ils sont trop hauts et trop près du tableau de bord...
collage de la cloison (sans porte) de séparation du poste de pilotage d'avec la soute

Etape n° 10, installation :

Le poste de pilotage est collé sur le plancher de l'appareil et mis en place définitivement (cyanolate) Il a fallu couper les pieds des sièges pour qu'ils apparaissent à leur juste place à travers la portière qui restera ouverte dans le diorama.

Portières :

Les portières de cet appareil sont présentées totalement lisses à l'intérieur (comme celle de gauche sur la photo) mais dans la réalité, elles comportent une poche.
Ici encore, j'ai utilisé de la pellicule photo pour fabriquer la poche, et un morceau de papier pour figurer une feuille...
Les vitres :

Après avoir masqué les vitres sur les faces externes à l'aide de ruban de masquage pour peinture, j'ai collé les ensembles au MKK dans les demi-fuselages :




Assemblage :




Les demi-fuselages sont collés et mastiqués :
Pendant le séchage de la carlingue, : peinture de l'ensemble d'hélice.

Peinture :



J'ai décidé de faire un diorama civil, les peintures civiles sont un peu plus délicates à appliquer que les camouflages militaires. j'ai choisi ici deux tons de bleus. Après avoir déterminé les emplacements et masqué le reste de l'avion (ruban de masquage pour peinture positionnement 7 jours sans traces), j'ai peint le bleu foncé :
Il en est de même pour les ailes :
Laissez sécher au moins 48 heures avant de démasquer la carlingue, masquer la peinture posée pour pouvoir appliquer le ton plus clair.





Laissez sécher encore 48 heures avant de démasquer la peinture foncée, puis procéder aux retouches :

Le même principe est appliqué pour les ailes.


Je me dois de vous rappeler ici que je ne peinds mes maquettes qu'aux pinceaux. Je n'utilise pas d'aérographe, pour la simple raison que je n'en possède pas. Mais vous pouvez constater qu'il est très possible de peindre au pinceau sans laisser de traces sur la maquette. Bien entendu, je ne dilue jamais mes peintures, ce qu'il faudrait faire avec un aérographe.


Le Moteur :

Comme pour le reste de la maquette, le moteur est d'une platitude déconcertante et manque cruellement de détails (je possède certaines maquettes au 1/72 qui sont bien plus détaillées que celle -ci). Alors, bien entendu, on peut toujours prendre le parti que, de toute manière, cela ne se verra pas (ou presque) après montage, mais ce n'est jamais mon option. Même s'ils ne se voient pas, je préfère qu'un maximum de détails soient présents. J'ai donc refait le moteur à l'identique (d'après photos) en commençant par les durites rouges qui entourent la base des cylindres (qui ne sont même pas gravés, merci Hobby) puis des durites verticales . Elles sont noires , je joint de connection sera en jaune (photo suivante).




Les cylindres ont été repeints...
Mise en place de l'étoile d'admission entourant le cache de l'axe d'hélice peint en bleu et vernis brillant avec la plaque constructeur en blanc (ovale).



Je me suis attaché à ce que mon moteur ressemble au plus près , au réel ci-dessous :







Assemblage :


L'assemblage des plans ne pose pas de difficultés particulières, bien entendu, il s'agit d'appliquer les méthodes habituelles de vérification d'équerrage des plans par rapport à la cellule...



Les échappements :Ils sont beaucoup trop épais, il est indispensable de les amincir avant peinture (aluminium chauffé mélange d'humbrol alu + Jaune + noir) et montage.


Montage des flotteurs :

C'est un peu plus complexe. Non pas l'assemblage des pièces qui composent les flotteurs en eux mêmes, bien entendu, je passe sur l'étape obligatoire du masticage et du ponçage...



Le plus délicat est d'assembler les montants qui vont relier les flotteurs à la cellule ! D'autres ont monté cet appareil et ont eu d'énormes problèmes au moment de joindre les flotteurs à la cellule, pour la simple raison qu'ils ont procédé en posant la cellule sur les flotteurs. Cette dernière est tout de même assez lourde et son poids suffit à faire glisser l'avion hors des attaches flotteurs (de simples trous en fait). je n'ai pas eu ce problème en procédant à l'envers. partant du principe qu'il est toujours mieux de coller le plus léger sur le plus lourd, j'ai placé ma cellule bien calée sur le dos et j'ai ainsi pu coller mon ensemble flotteurs en place, sans trop de tâtonnements. Il y a tout de même une astuce : il faut coller l'ensemble flotteurs sur la carlingue alors que les pièces le composa,t ne sont pas encore tout à fait sèches, on peut ainsi faire "jouer" les pièces pour garder ou établir un équerrage parfait. Il n'y a plus qu'à laisser sécher ensuite jusqu'au lendemain sans rien bouger!





L'avion au séchage...



Mise en place des tendeurs d'entretoises des flotteurs en corde à piano (non prévues dans la boîte), installation des morceaux de revêtements antidérapants sur les flotteurs (papier de verre épaisseur 1000)




Un problème de plancher récalcitrant m'a obligé à intervenir après coup. malgré de multiples collages et mises en pression à l'aide de pinces, le plancher arrière persistait à se relever à hauteur de la porte de soute que je présenterai ouverte :
Plancher se relevant en bas de l'ouverture de soute (le détail qui tue !)

Je suis donc intervenu par collage d'une feuille d'aluminium ménager sur un adhésif double face, lui même collé sur la carlingue comme pour figurer un renfort de marche pied, j'ai peint le tout dans les tons originaux :




Le plancher "rectifié"

Après avoir fabriqué les décalcomanies (impression par ordinateur sur papier spécial avec vernis spécial après séchage), j'ai baptisé l'avion : "Blue Angel", puis j'ai découpé une cocarde canadienne de façon à ne garder que le rond blanc et la feuille d'érable, je l'aie collée en haut de la dérive, de chaque côté de l'appareil. L'immatriculation de l'avion a une histoire particulière, en effet, le dernier de mes petits fils est né peu avant que je termine la maquette, il se prénomme Achille. j'ai donc immatriculé l'avion H-IL à l'aide de letraset ; un clin d'œil au nouveau né. Une fois les décalcomanies posés et secs, j'ai appliqué (toujours au pinceau) une couche de vernis satiné sur tout l'appareil, sauf les flotteurs.




L'avion est terminé, il ne reste plus qu'à réaliser le diorama qui le mettra en valeur, ce sera une scène de retour de chasse à l'arc près d'un lac canadien, mais ceci vous sera décrit dans une autre rubrique...




De Haviland Dhc-3 OTTER

( 1/48ème)



Qu'en pensez-vous?