dimanche 30 octobre 2011

De Haviland DHC-3 OTTER




Ces photos du De Havilant Dhc-3 Otter ont inspiré mon diorama





Le De haviland Dch-3 Otter est, à mon avis, le plus bel hydravion canadien!


J'ai décidé d'acheter une maquette de cet appareil et, tant qu'à faire, de changer d'échelle (une fois n'est pas coutume). J'ai donc opté pour le 1/48ème une échelle qui permet d'avoir généralement une foule de détails que l'on a pas forcément avec du 1/72, bien que les choses s'améliorent maintenant, dans certaines marques pour le 1/72.



Ayant opté pour la marque Hobby Boss et commandé par internet dans un magasin du sud de la France, je fus extrêmement déçu à la réception de la boîte! imaginez : aucun détail sur le tableau de bord de l'appareil, une simple plaquette de plastique comportent queques ronds en relief pour simuler les compteurs. La demi carlingue droite était vrillée, le manche à balai bien trop épais et ne correspondant pas à celui qui équipe cette version de l'avion! Pire : le parebrise complètement opaque! je m'en suis ouvert auprès du magasin qui n'en pouvait pas grand chose, si non me proposer de me rembourser la maquette (assez chère au demeurant), ce qu'il ont fait! Mais voulant absolument monter cet appareil, j'ai renoncé au remboursement et j'ai attaqué dans le dur. J'ai commencé par refaire le poste de pilotage d'après photos réelles de l'avion.



Etape n°1 : perçage des trous pour les cadrans :






Etape n°2 : peinture de base :



Ajout du poste de radio à droite en biais (inexistant dans la maquette), peinture des bords des futurs cadrans en blanc...




Etape n°3 : les cadrans :



le fond des cadrans sera fait d'un morceau de pellicule photo noir collé à l'arrière du tableau de bord...Les aiguilles des cadrans sont peintes dans les trous, sur la pellicule photo apparente, ainsi que l'horizon artificiel. Une photo de la façade du poste de radio a été scanée et collée sur le support (à Droite en biais) Les cadrans seront ensuite emplis de Micro Kristal Klear (MKK), un produit collant qui , en séchant, durcit et devient totalement transparent (attention, produit cher : 5€ le petit flacon, mais très efficace!)



Etape n°4 : manettes des gaz!
Il n'y avait aucune manette de gaz dans la maquette, j'ai donc du en fabriquer une en scratch : un morceau de tube creux Evergreen, trois morceaux de corde à piano, les boules du dessus des manettes sont en colle cyanolate. l'ensemble est momentanément posé sur un petit support en stirodur (bleu ciel) Vous remarquerez que la MKK en séchant, donne une parfaite illusion de vitres sur les cadrans.

Voici le genre de manche à balai fourni par la marque! (pièce n°21) La poignée de pilotage, au dessus, est beaucoup trop grosse elle aussi. la pièce de droite est une porte, parfaitement inutile dans la maquette, aucune porte ne sépare le poste de pilotage de la soute dans l'avion réel. De plus dans ce type d'appareil, le manche est double, il forme un Y et comporte deux poignées







Etape 6 : manche à balai :



J'ai retaillé le manche et ajouté la branche du Y manquante (en carte plastique)Mise en place à blanc du manche à balai. la poignée de gauche a été fabriquée avec du fil d'étain pour soudure peint, celle de droite est l'originale fournie dans la boîte, je vais la refaire également...


Etape n°7, les sièges :






Les sièges sont livrés brut de fonderie, pas un coussin n'est prévu! je vous l'ai déja dit, cette maquette menque cruellement de détails, et je ne suis pas le seul à le constater sur le marché! J'ai donc taillé des coussins dans du stirodur et, après collage j'ai appliqué une première couche de noir (Humbrol mat) :




Une fois secs, je les ai recouvert d'un mélange de marron mat et de rouge brillant, pour imiter le cuir des fauteuils originaux (il faut reconnaître que toutes les possibilités sont permises pour les fauteuils, chaque appareil a des fauteuils différents, me semble-t-il, sans parler des custommisations) j'ai opté pour le cuir :


Dans certains appareils les durites oranges courrent le long du tableau de bord. Elles sont ici figurées par du fil électrique de souris d'ordinateur laissé dans sa gaine.


Etape n°8, les palonniers :


Ils sont également absents dans la maquette, je les fais en fil de fer et carte plastique :
A droite, ils sont matérialisés per des tiges métalliqus, seuls les palonniers de gauche ont des semelles métalliques (comme dans l'original)


Etape n°9 : finitions...


Ajoût d'une plaque de carte plastique derrière les palonniers (elle manque aussi dans la maquette)



Fin de mise en place de la gaine, positionnement à blanc des sièges qu'il va falloir modifier avant installation dans le fuselage, ils sont trop hauts et trop près du tableau de bord...
collage de la cloison (sans porte) de séparation du poste de pilotage d'avec la soute

Etape n° 10, installation :

Le poste de pilotage est collé sur le plancher de l'appareil et mis en place définitivement (cyanolate) Il a fallu couper les pieds des sièges pour qu'ils apparaissent à leur juste place à travers la portière qui restera ouverte dans le diorama.

Portières :

Les portières de cet appareil sont présentées totalement lisses à l'intérieur (comme celle de gauche sur la photo) mais dans la réalité, elles comportent une poche.
Ici encore, j'ai utilisé de la pellicule photo pour fabriquer la poche, et un morceau de papier pour figurer une feuille...
Les vitres :

Après avoir masqué les vitres sur les faces externes à l'aide de ruban de masquage pour peinture, j'ai collé les ensembles au MKK dans les demi-fuselages :




Assemblage :




Les demi-fuselages sont collés et mastiqués :
Pendant le séchage de la carlingue, : peinture de l'ensemble d'hélice.

Peinture :



J'ai décidé de faire un diorama civil, les peintures civiles sont un peu plus délicates à appliquer que les camouflages militaires. j'ai choisi ici deux tons de bleus. Après avoir déterminé les emplacements et masqué le reste de l'avion (ruban de masquage pour peinture positionnement 7 jours sans traces), j'ai peint le bleu foncé :
Il en est de même pour les ailes :
Laissez sécher au moins 48 heures avant de démasquer la carlingue, masquer la peinture posée pour pouvoir appliquer le ton plus clair.





Laissez sécher encore 48 heures avant de démasquer la peinture foncée, puis procéder aux retouches :

Le même principe est appliqué pour les ailes.


Je me dois de vous rappeler ici que je ne peinds mes maquettes qu'aux pinceaux. Je n'utilise pas d'aérographe, pour la simple raison que je n'en possède pas. Mais vous pouvez constater qu'il est très possible de peindre au pinceau sans laisser de traces sur la maquette. Bien entendu, je ne dilue jamais mes peintures, ce qu'il faudrait faire avec un aérographe.


Le Moteur :

Comme pour le reste de la maquette, le moteur est d'une platitude déconcertante et manque cruellement de détails (je possède certaines maquettes au 1/72 qui sont bien plus détaillées que celle -ci). Alors, bien entendu, on peut toujours prendre le parti que, de toute manière, cela ne se verra pas (ou presque) après montage, mais ce n'est jamais mon option. Même s'ils ne se voient pas, je préfère qu'un maximum de détails soient présents. J'ai donc refait le moteur à l'identique (d'après photos) en commençant par les durites rouges qui entourent la base des cylindres (qui ne sont même pas gravés, merci Hobby) puis des durites verticales . Elles sont noires , je joint de connection sera en jaune (photo suivante).




Les cylindres ont été repeints...
Mise en place de l'étoile d'admission entourant le cache de l'axe d'hélice peint en bleu et vernis brillant avec la plaque constructeur en blanc (ovale).



Je me suis attaché à ce que mon moteur ressemble au plus près , au réel ci-dessous :







Assemblage :


L'assemblage des plans ne pose pas de difficultés particulières, bien entendu, il s'agit d'appliquer les méthodes habituelles de vérification d'équerrage des plans par rapport à la cellule...



Les échappements :Ils sont beaucoup trop épais, il est indispensable de les amincir avant peinture (aluminium chauffé mélange d'humbrol alu + Jaune + noir) et montage.


Montage des flotteurs :

C'est un peu plus complexe. Non pas l'assemblage des pièces qui composent les flotteurs en eux mêmes, bien entendu, je passe sur l'étape obligatoire du masticage et du ponçage...



Le plus délicat est d'assembler les montants qui vont relier les flotteurs à la cellule ! D'autres ont monté cet appareil et ont eu d'énormes problèmes au moment de joindre les flotteurs à la cellule, pour la simple raison qu'ils ont procédé en posant la cellule sur les flotteurs. Cette dernière est tout de même assez lourde et son poids suffit à faire glisser l'avion hors des attaches flotteurs (de simples trous en fait). je n'ai pas eu ce problème en procédant à l'envers. partant du principe qu'il est toujours mieux de coller le plus léger sur le plus lourd, j'ai placé ma cellule bien calée sur le dos et j'ai ainsi pu coller mon ensemble flotteurs en place, sans trop de tâtonnements. Il y a tout de même une astuce : il faut coller l'ensemble flotteurs sur la carlingue alors que les pièces le composa,t ne sont pas encore tout à fait sèches, on peut ainsi faire "jouer" les pièces pour garder ou établir un équerrage parfait. Il n'y a plus qu'à laisser sécher ensuite jusqu'au lendemain sans rien bouger!





L'avion au séchage...



Mise en place des tendeurs d'entretoises des flotteurs en corde à piano (non prévues dans la boîte), installation des morceaux de revêtements antidérapants sur les flotteurs (papier de verre épaisseur 1000)




Un problème de plancher récalcitrant m'a obligé à intervenir après coup. malgré de multiples collages et mises en pression à l'aide de pinces, le plancher arrière persistait à se relever à hauteur de la porte de soute que je présenterai ouverte :
Plancher se relevant en bas de l'ouverture de soute (le détail qui tue !)

Je suis donc intervenu par collage d'une feuille d'aluminium ménager sur un adhésif double face, lui même collé sur la carlingue comme pour figurer un renfort de marche pied, j'ai peint le tout dans les tons originaux :




Le plancher "rectifié"

Après avoir fabriqué les décalcomanies (impression par ordinateur sur papier spécial avec vernis spécial après séchage), j'ai baptisé l'avion : "Blue Angel", puis j'ai découpé une cocarde canadienne de façon à ne garder que le rond blanc et la feuille d'érable, je l'aie collée en haut de la dérive, de chaque côté de l'appareil. L'immatriculation de l'avion a une histoire particulière, en effet, le dernier de mes petits fils est né peu avant que je termine la maquette, il se prénomme Achille. j'ai donc immatriculé l'avion H-IL à l'aide de letraset ; un clin d'œil au nouveau né. Une fois les décalcomanies posés et secs, j'ai appliqué (toujours au pinceau) une couche de vernis satiné sur tout l'appareil, sauf les flotteurs.




L'avion est terminé, il ne reste plus qu'à réaliser le diorama qui le mettra en valeur, ce sera une scène de retour de chasse à l'arc près d'un lac canadien, mais ceci vous sera décrit dans une autre rubrique...




De Haviland Dhc-3 OTTER

( 1/48ème)



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1 commentaire:

  1. superbe...vraiment tres esthetique et astucieux les graines de bouleaux

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